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Actualité

Ateliers de méditation

Lettre du 7 avril 2020

Bien chers amies et ami, bonjour,

Peut-être, comme moi avez-vous la nostalgie de notre rencontre mensuelle, et même si chaque jour de 11H à 11h30, vous êtes dans mes pensées pour notre méditation quotidienne j'ai hâte que nous puissions à nouveau nous retrouver parce que, c'est banal de le dire, et nous en mesurons actuellement la véracité, c'est la présence qui fait la différence. La présence physique lors de nos ateliers et la présence à nous-même et à notre corps dans la méditation.

Aussi, chers amies et ami j'ai eu envie de rassembler et partager avec vous quelques citations qui me tiennent à coeur pour le réchauffer ce pauvre coeur mis ces temps-ci (et je l'espère le moins possible pour vous) à grande épreuve.

Albert Camus a écrit: Au milieu de l'hiver j'ai découvert en moi un invincible été.
Carl Jung : Ce n'est pas en regardant la lumière qu'on devient lumineux, c'est en plongeant dans son obscurité.
Christiane Singer : Sans bruit, dans le miracle d'un seul regard de tendresse et de compassion les chaînes cassent, les serrures et les cadenas s'ouvrent.
Jean-Yves Leloup : On vient de la lumière, on va vers la lumière et l'on fait l'expérience de la chair.
Marie de Hennezel le dit ainsi : Comment nous contaminer les uns les autres de ferveur et de vie.
Jacques Prévert : J'ai reconnu le bonheur au bruit qu'il a fait en partant.


Lettre du 24 mars 2020

En ce temps de confinement, bien chers amies et amis bonjour,

 

Depuis notre dernier atelier comme le monde a changé ! Et même à savoir que les périodes de crises précédent toujours les grands changements et, même à être de nature positive, il y a des moments de doute quant à la nature de ce changement.

 

Se souvenir, lorsque la peur et l'angoisse s'annoncent, que de manière générale, comme le rappelle Isabelle mon professeur de Qi Kong, " le microbe n'est rien, le terrain est tout" et que je ne suis pas totalement impuissante malgré le confinement obligé.

 

Le moment d'enfin "prendre soin de moi" n'est-il pas arrivé? Si je le veux bien et si je le peux. Lors de notre dernier atelier nous avons lu un texte à ce sujet " Pourquoi est-il si difficile de vivre sainement illustré avec l'histoire de la grenouille et du scorpion". Cette histoire se termine assez mal il est vrai mais principalement par ignorance. Si la grenouille et le scorpion s'étaient posés la question de leur part d'ombre, de leur inconscient, ils seraient sans doute encore en vie!

Aussi j'ai pensé que je nous proposerais, pour le prochain atelier, de réfléchir sur cette question:

quelle est ma manière de ne pas savoir, pouvoir, me faire du bien, quelle est l'image de moi-même qui me l'interdit ?

Ce que je crois être, ce que je voudrais être et qui me maintient dans ce qui peut-être une forme de désamour de moi-même et de prendre des notes et d'échanger nos découvertes lorsque le temps sera revenu de pouvoir nous réunir.

 

Impossible de savoir actuellement combien de temps sera nécessaire à ce que le virus perde son pouvoir ni les changements qu'il aura occasionné dans l'organisation de la vie sociale et de notre vie. A ce sujet cette histoire du sage paysan et de son fils est très éclairante :

un sage paysan avait un fils, un cheval, et un voisin. Un jour, le cheval profita de ce qu’on avait laissé la barrière de son enclos ouverte pour s’échapper et disparaître dans la montagne. Apprenant cela, le voisin se rendit chez le paysan et lui dit : « Quel malheur ! » Le paysan dit : « Qu’en sais-tu ? » Et en effet, le lendemain, le fils partit à la recherche du cheval. Il le trouva en compagnie d’une magnifique jument sauvage qu’il n’eut aucune peine à capturer. Les voyant arriver, le voisin félicita le paysan : « Quel bonheur ! » Le paysan répondit : « Qu’en sais-tu ? » Et en effet, le lendemain, alors qu’il tentait de dresser la jument sauvage, le fils reçut une mauvaise ruade qui lui brisa les deux jambes. Entendant ses hurlements de douleur, le voisin accourut et avant de porter un quelconque secours au fils allongé sur le sol, il dit au paysan : « Quel malheur ! » Celui-ci répondit : « Qu’en sais-tu ? » Et en effet, le lendemain, les émissaires de l’empereur sillonnèrent la province pour recruter les jeunes gens et les

envoyer à la guerre. Le fils, momentanément invalide, échappa à la conscription.

Alors le voisin dit au paysan : « Quel bonheur ! » Le paysan dit simplement : « Qu’en sais-tu ? » Et en effet, le lendemain…

 

Cet arrêt soudain dans nos vies sociales que savons nous de l'influence d'un tel

événement sur l'évolution de la société, de l'humanité ? Pas plus ne savons nous

l'importance de l'influence d'un temps de méditation, ni celui d'un sourire ou celui d'un élan d'amour ?

 

Nous ne pouvons le calculer mais nous en ressentons tous les bienfaits à tous les

niveaux de notre être, et, dans cet objectif, je vous propose de nous donner un RV pour prendre soin de nous en méditant. Entre 11h et 11h30, chaque jour je serai dans cet attention envers moi-même et envers le groupe comme cela sera possible pour chacun. Pour nous éclairer, ci-dessous, un extrait du livre : "Méditation" d'Arnaud Desjardins, qui, très simplement, décrit la pratique réelle d'un contact avec le corps et le sentiment qu'il éveille.

Prenez soin de vous et par là même, des autres.


Lettre du 12 mars 2020

Chers amies et ami,


Je vous propose de reprendre les mots qui me paraissent essentiels de ce texte d'Arnaud Desjardins, qui à la relecture m'a semblé un peu touffu, pour essayer de pratiquer la méditation de base, dite de « pleine conscience ».

Un homme s'assied pour un quart d'heure, une demi ou plusieurs heures, selon ses possibilités.
L'énergie en vous s'exprime sous trois formes : physique, émotionnelle et
mentale.

Vous avez un petit pouvoir sur le corps, vous pouvez vous demander de vous mettre debout, de vous rasseoir, et vous pouvez vous demander de rester immobile physiquement.
Vous avez également un petit pouvoir sur vos pensées, vous pouvez vous demander, au moins quelques minutes : « je vais penser à tel thème particulier ».
Mais vous n'avez aucun pouvoir direct sur l'émotion. Aucun être malheureux ne peux donner l'ordre à son émotion : « maintenant pendant trois minutes tu es très heureux ! »

Un principe efficace, à propos duquel les erreurs grossières qui nous menacent toujours dans nos tentatives peuvent être évitées, consiste à réunir intérieurement les deux niveaux de fonctionnement sur lesquels vous avez un petit pouvoir, le corps d'une part et la pensée de l'autre .
Et le plus souvent, au bout d'un moment, l'émotion finit par participer
à notre réunification.
Et les trois centres sont mis momentanément sous le même joug...
La pensée, au lieu de se faire happer par n'importe quel objet s'unit à votre
corps physique.
Vous pouvez aussi de la même manière unir cette pensée à la conscience
de la respiration.
Au bout de peu de temps un sentiment particulier apparaît, un sentiment d'être, ni beau ni laid, ni riche ni pauvre...juste d'être.