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Atelier du 24 octobre 2021

Invitation à l'atelier...


Atelier du 19 septembre 2021

Invitation à l'atelier...


Lettre du 23 juillet 2021



Lettre de juillet 2021

Très chères amies et cher ami bonjour,

 

Pour se souvenir de ce qui nous relie malgré l'espace et le temps je vous propose la lecture de ce texte de Jean-Yves Leloup au titre un peu provocateur. Il souligne une fois de plus la nécessité vitale du lien social et affectif qui sont les nôtres qui font notre humanité vulnérable et sans laquelle nous ne pouvons rien construire de nouveau." Si c'est bon pour les lapins, ça ne fera pas de mal aux hommes" nous dit Jean-Yves, j'ai envie de lui faire confiance et vous?

 

Je vous embrasse bien chaleureusement. Noëlle.

 Des lapins et des hommes

 juin 2021 par Jean-Yves Leloup

La célèbre revue américaine « Science » rapporte en 1980, l’expérience suivante : Des lapins soumis à un régime alimentaire riche en graisses saturées, entrainant le développement de plaques d’athérome dans les artères, étaient divisés en deux lots, le premier recevant les traitements habituels des animaux de laboratoire, le deuxième étant l’objet d’attentions particulières : chaque jour, on caressait ces lapins, en leur parlant doucement. Les lapins caressés présentèrent beaucoup moins d’athérome que les autres lapins. La différence a été médicalement et scientifiquement considérée comme significative.

 

Faut-il attendre des preuves scientifiques pour reconnaître aux caresses une influence bénéfique sur notre immunité et le devenir des épidémies ?

 

Évidemment, nous ne sommes pas des lapins, nous sommes des êtres humains, mais notre besoin de caresses n’est pas moindre, et c’est une des conditions de notre santé.

 

Ce double message que nous recevons aujourd’hui de nous éloigner les uns des autres, de garder nos distances, et en même temps ce besoin naturel et nécessaire de caresses peut nous rendre plus malade que nous ne le sommes.

 

Faut-il nous traiter les uns les autres comme des lapins de laboratoire ou comme des lapins de compagnie ? Notre lien avec les êtres et les choses doit-il toujours être un lien de consommation et de domination ? Ne peut-il pas devenir un lien d’affection ? Il ne s’agit pas de passer du laboratoire à la chambre à coucher, mais du monde au « royaume ».

 

Vous vous souvenez de ce médecin, un peu poète, qui nous disait : « Aimez-vous les uns les autres. » Si c’est bon pour les lapins, ça ne fera pas de mal aux hommes ; c’est bon pour devenir Dieu et c’est nécessaire à notre immunité.


Atelier du 6 juin 2021

En attendant...

Invitation à l'atelier...


Atelier du 9 mai 2021


Atelier du 11 avril 2021


Atelier du 14 mars 2021



Atelier du 07 février 2021


Atelier du 17 janvier 2021


Atelier du 13 décembre 2020


Lettre du 14 novembre 2020

Très chères amies et cher ami bonsoir.

 

Françoise nous le rappelle avec humour, nous ne pourrons pas être ensemble physiquement demain comme nous aimons le faire chaque mois et comme le dit Anne : ça manquera c'est sûr...

 

Voici quelques citations pour nous mettre du baume au cœur:

 

"Chaque geste ordonne le chaos du monde, chaque geste auquel l'âme et les sens adhérent ensemble, irradie jusqu'au bout du monde": Christiane Singer.

 

D'elle encore: "Le cœur des hommes sont des vases communicants même au delà du temps et de l'espace et depuis que j'ai ouvert le mien je sens que circule en moi la vapeur brûlante de la compassion".

 

De Jean-Yves Leloup:"Chacun est une goutte d'eau pour calmer l'incendie de la souffrance"

 

Maurice Zundel:"Chaque âme est une chance pour dieu, chaque âme peut devenir la révélation unique irremplaçable d'un trait encore inconnu du visage de dieu".

 

Comment mieux terminer ce courrier qu'avec ce dessin d'Anna Guégan.


Lettre du 3 novembre 2020

Bien chères amies et ami bonjour.

 

Nous voici à nouveau confinés pour un mois avec la perspective de fêtes de fin d'années réduites au strict minimum. Ce qui veut dire pour nous pas d'atelier de méditation ni de massage.

 

La première réaction est la révolte et puis, dans un premier temps, contraints et forcés nous allons essayer de nous adapter afin de vivre cette période difficile le mieux possible et peut-être, je nous le souhaite, dans un deuxième temps, allons nous essayer de profiter de ce dérangement pour vivre un peu différemment, découvrir d'autres manières de penser, d'imaginer des réponses différentes à la satisfaction de nos besoins, l'essentiel étant de donner sens à ce qui nous est imposé.

 

Concernant l'atelier de méditation, Anne nous met en selle de façon magnifique avec l'émission d'Arte sur la méditation; cela vaut la peine de l'écouter jusqu'au bout parce que les bienfaits qui y sont décrits ne peuvent être mis en doute, ils sont prouvés tant et plus. C'est une grande aide pour trouver le temps et l'énergie pour s'asseoir (à 20h30 ou au moment qui vous est possible) et "ne rien faire", c'est à dire à se "détendre", sachant que c'est cette détente qui constitue le grand bénéfice pour ma santé physique et psychologique, bienfaits prouvés scientifiquement mille et mille fois.

 

Et puis,tous les partages sont possibles, souhaités, les méditations guidées qui vous touchent, des textes qui vous inspirent, l'humour+++, afin de garder et nourrir le lien précieux qui fait de notre groupe un lieu de bienveillance tellement important par ces temps difficiles que nous vivons.

 

Au plaisir anticipé de vous lire, je vous envoie avec le cœur mes pensées les plus chaleureuses.

 

Noëlle.


Lettre du 20 octobre 2020

Très chères amies et cher ami bonjour.

 

Quelques citations qui nous permettront, je l'espère, de patienter sans trop de douleur jusqu'à notre prochain atelier.

 

De Marianne Williamson. Dans un retour à l'amour.

 

« Notre peur la plus profonde n'est pas d'être incapable, notre peur la plus profonde est d'être puissant au-delà de toute masure.

C'est notre lumière, pas notre ombre qui nous effraie le plus.

Nous nous demandons: qui suis-je pour être brillant, magnifique, talentueux et fabuleux ?

En fait qui suis-je pour ne pas l'être ?

Jouer petit ne rend pas service au monde, il n'y a rien de sage à rétrécir pour que les autres ne se sentent pas en danger, à cause de vous.

En laissant notre lumière briller, nous donnons aux autres la permission d'en faire autant.

 

Et voici un extrait du livre « L'art du toucher », de Christian Hiéronimus, notre masseur préféré.

 

« Il faut prendre en compte le fait qu'à l'abri, au plus profond de nous, au cœur de notre fragilité, le « il faudrait que je sois » ou «  je ne suis pas » prend nettement le pas sur « Voilà ce que je suis », nous faisant douter de notre potentiel de vie, de nos richesses de cœur et de l'intérêt de nos expériences vécues.  Ressentir de la curiosité pour ce que l'on est aujourd'hui, être concerné par sa complexité, la déchiffrer passionnément, n'est en rien de l'égocentrisme ou du nombrilisme.  C'est un préalable quasi nécessaire pour sentir en soi ce frémissement de vie, ce désir qui fait notre centre, cette force vitale et créatrice qui habite chacune et chacun d'entre nous, ce grand orchestre symphonique toujours prêt, si nous lui laissons l'espace nécessaire à nous faire chanter et danser ».

 

Et un dernier petit rappel du secret que le renard à confié au petit prince avant qu'ils ne se quittent :

 

« On ne voit bien qu'avec le cœur, l'essentiel est invisible pour les yeux » et 

« Les hommes ont oublié cette vérité : tu deviens responsable pour toujours de ce que (de qui) tu as apprivoisé ».

 

Avec  nos pensées les plus chaleureuses.

 

Christine et Noëlle


Lettre du 27 septembre 2020

Bien chères amies et cher ami bonjour.

 

A mi-chemin de notre prochain rendez-vous j'aimerais partager avec vous quelques réflexions. 

Le texte que vous avez dans le livret de septembre « Le temps de la vulnérabilité » confirme ce que nous ressentons depuis le début de l'épidémie et pose la seule question importante : comment intégrer le risque imminent sans s'enfermer dans les peurs mais au contraire accepter de les laisser nous transformer.

L'insécurité dans laquelle nous vivons aiguise en quelque sorte, notre présence à nous-même, aux autres, au monde ainsi qu'à nos besoins fondamentaux.  Quels sont-ils ?  De quoi ai-je le plus urgemment besoin ?  Comment les reconnaître, les accepter, les satisfaire peut-être même partiellement, comment oser être un peu plus nous-même, cachés que nous sommes derrière nos conditionnements et nos croyances ?

L'insécurité a aussi comme effet de nous mettre devant notre

liberté intérieure, oui nous avons le choix de ne pas nous y enfermer mais de nous ouvrir, avec toute notre présence à la confiance, à la relations aux autres, à l'amour, à toute aspiration porteuse de vie.

 

Jean-Yves Leloup le dit ainsi : « Ce qui est important c'est la joie de la rencontre, la joie de prendre soin de ce morceau d'univers qui nous est confié, notre propre corps, et s'il y a un peu de paix dans notre corps et notre mental c'est pour le bien du monde entier ».

Assagioli : « Nous sommes dominés par tout ce à quoi notre moi se laisse identifier.  Nous pouvons dominer, diriger et utiliser tout ce dont nous nous désidentifions ».

 

Maeterlinck : « Il importe de vivre comme si l'on se trouvait toujours à la veille de la grande découverte et de se préparer à l'accueillir le plus totalement, le plus intimement le plus ardemment qu'on pourra... ».

 

Atton dans la conférence des oiseaux : « Pourquoi ce chagrin ?  Je me vois seul dans mon miroir, j'aimerais bien que ma douleur se fasse assez insupportable pour me pousser à le tuer, ce fou qui dit sans cesse « je » ».

 

Christiane Singer : « Commencée par la seule juste mesure, une tendresse démesurément exagérée, l'aventure peut allègrement se poursuivre ».

 

Très bonne semaine chers amies et ami et au plaisir « démesurément exagéré » de vous retrouver le dimanche 11 octobre.

 

Noëlle.


Lettre du 10 septembre pour l'atelier de méditation du 13 septembre 2020

Très chères amies et ami bonjour,

 

Nous allons bientôt nous retrouver, le treizième jour du mois à la Saint Aimé !!! quel beau présage n'est-ce pas ?

 

Ton dernier partage Anne avec cette magnifique citation d'Elisabeth Kübler Ross nous amène directement à la question cruciale de la lumière intérieure, de l'amour donc : comment devenir lumineux ? Comment apprendre à aimer source de cette lumière ?

 

Marie tu nous dis être touchée, au travers de son texte de partage par la question de la liberté intérieure, obéir aux règles me prive-t-il de ma liberté intérieure ? Au nom de quoi obéir aux règles apparemment absurdes qui nous sont imposées, quel monde voulons-nous construire pour nos enfants et petits enfants ?

 

Nous sommes là dans deux approches apparemment contradictoires de l'idée de changement, celui que nous sentons nécessaire et auquel il nous sera difficile de ne pas répondre : agir sur l'organisation de la société pour la rendre plus vivante, plus aimante, ou travailler sur notre transformation intérieure afin de nous rendre capable de « briller » l'amour que nous sommes ? En réalité ces deux aspects sont moins opposées qu'on aimerait le croire, Jean-Yves Leloup et tant d'autres le disent, l'amour ce n'est pas « bisounours » c'est de la physique quantique et en agissant sur nous-même nous agissons sur le monde ce qui donne tant de valeur à notre atelier (à voir la carte postale de Julie).

 

Et nous y arrivons, notre atelier est aussi en période de changement et nous prendrons le temps d'entendre l'avis de chacun quant à sa réorganisation, je tiens seulement à ne pas laisser notre buffle en suspend, à voir le temps nécessaire....

 

Chères amies et ami, venez masqué, il y aura du café, autant d'espace et de protection que possible.

 

Nous vous attendons avec une impatience lumineuse et chaleureuse.

 

Christine et Noëlle.

Pour faire patienter notre atelier du 13 septembre 2020 cette image étonnante n'est-ce pas ? Et ce texte non moins étonnant dans sa simplicité de J.Y.Leloup.

 

Cette amitié que chacun se doit et cet acquiescement à soi-même aurait-il été possible si je ne m'étais pas senti au moins une fois aimé infiniment et aimé sans mérite par la cause même qui fait exister toutes choses ?

(Jean-Yves Leloup)


Lettre du 24 juillet 2020

Bien chères amies et cher ami bonjour.

Après ce goûter bien sympathique où même les absents étaient présents, accueillis généreusement par Anne nous pouvons nous considérer en vacances. Mais qui dit vacances dit...rentrée, n'est-ce pas ? Aussi, avec Christine nous l'avons fixée au dimanche 13 septembre 2020 jour de la St. Aimé, pouvions-nous faire mieux ?


Pendant ces deux mois il est probable que des changements seront à prendre en compte dans notre vie à même de modifier notre climat intérieur. Aussi la
question à l'ordre du jour de notre goûter chez Anne sera plus cruciale encore :
« Que me faudrait-il changer dans ma vie pour qu'elle soit plus riche, plus épanouie, plus en accord avec mon être profond ? Pour être celle que je suis déjà. Si ce n'était pour la peur qui me retient, quelle femme, quel homme aimerais-je devenir ? Dans quel monde aimerais-je vivre ? Et comment pourrais-je participer à son advenir ?

Les réponses à ces questions sont individuelles par essence et cependant, excepté pour les évidences, nous avons besoin de la distance que procure le point de vue des autres, de l'autre, d'un autre pour accéder aux changements nécessaires et le travail en groupe est la situation idéale pour bénéficier de cette aide.


Dire mes peurs, afin de les relativiser, découvrir les croyances qui m'enferment afin de gagner suffisamment de liberté intérieure pour permettre le changement, et cela avec l'aide du non jugement et de la bienveillance du groupe que nous connaissons bien maintenant.
Pour ce faire nous pourrons continuer à apprivoiser le buffle (nous l'avons laissé à la quatrième étape : son apprivoisement) nous pourrons aussi revenir aux paroles de la chanson de Florent Pagny (Savoir aimer), ou vous inspirer de ce texte d'AMENA : (la nourriture la plus stimulante pour vous c'est d'accomplir votre rôle...).
Ainsi trois options sont possibles parmi lesquelles vous pouvez choisir celle qui vous touche le mieux, ou encore venir avec votre propre choix et le proposer au groupe, ou venir confiante sans rien préparer et quel que soit l'option notre proposition est de partager l'animation de notre groupe comme nous l'avions évoqué précédemment.

Chères amies et cher ami nous vous souhaitons un très bel été, intérieurement vivant, en deçà, au-delà des limites et conditions extérieures, avec la perspective de nous retrouver avec le plus grand plaisir et notre plus chaleureuse attention.


Christine et Noëlle.


Lettre du 2 juillet 2020

Très chères amies et cher ami bonjour .

 

Le confinement est levé de puis plus de six semaines et nous vivons toujours en temps de catastrophe. Impossible de retrouver les anciens repères ni de s'en fabriquer de nouveaux parce que les informations qui nous parviennent sont incomplètes ou contradictoires.

 

Comment vivre dans ce climat d'insécurité ? Nous aimerions oublier mais le virus est encore présent et nous sommes invités officiellement à nous en protéger. Le port du masque obligatoire nous informe que soit nous représentons un danger pour les autres soit ils le sont pour nous et il est très difficile de l'oublier sans risquer d'être dans un déni potentiellement néfaste aussi bien sur le plan physique que psychologique.

 

Ce déni nous est déjà bien connu, nous le pratiquons depuis si longtemps avec la toute puissance de la médecine et des médicaments, la mort est occultée dans notre société. L'arrivée de la pandémie la ramène à sa juste place celle du compagnon de route qu'elle est de fait pour chacun, un compagnon vivifiant et porteur de Vie ainsi que le disent Jean-Yves Leloup et tant d'autres : « Cela semble un paradoxe : en excluant la mort de sa vie on se prive d'une vie complète, et en l'y accueillant on élargit et enrichit sa vie » ce qui n'exclut pas bien au contraire de la vouloir aussi longue que possible.

 

Autre observation, notre société est entrée dans un esprit partisan, soit on est "fan" soit on est contre, il n'y a aucune nuance, on est soit manipulés, complotistes ou extrémistes !

 

Or, nous savons, toutes les sagesses l'ont reconnu, toute chose et en particulier les Hommes, ont toujours deux aspects : le bien, le mal, la face lumineuse et la face obscure et qu'il lui est donné à sa naissance la possibilité de la liberté de choix.

 

Nous savons aussi qu'elle nous est souvent inaccessible, cachée derrière nos conditionnements et pourtant, à chaque instant le choix de la manière de le vivre est possible. N'est-ce pas extraordinaire ? Mais si cette possibilité nous est offerte elle n'est pas garantie, nous avons à l'actualiser par un travail sur nous-même.

 

Dans un entretien d'avril Boris Cyrulnick nous invitait à « profiter » de cette catastrophe pour changer notre vie en changeant notre manière de vivre ensemble. Cela ne signifie-t-il pas de changer notre manière de nous considérer nous-même afin d'être capable de considérer l'autre différemment?

 

Compte tenu de la situation nouvelle que nous vivons nous pouvons profiter du dérangement qu'elle provoque dans nos vies pour changer notre manière de vivre pour la rendre plus belle, plus satisfaisante, plus conforme à notre désir secret.

 

le moment est alors peut-être venu de chercher à « réaliser une partie de nos rêves » comme il le dit aussi et qui consiste à se poser aujourd'hui la question : Quel est mon rêve ? Quel est votre rêve ? L'opportunité est trop belle pour l'ignorer. Et j'imagine, je rêve ? que lors de notre prochaine rencontre chacun de nous puisse mettre dans « un chapeau » un papier sur lequel il aura écrit son rêve. Mettre des mots, oser les dire, les échanger, c'est déjà donner un peu de réalité à ce rêve et un peu de choix de vie, de liberté gagnée, qu'en pensez-vous ?

 

Dans l'attente de la réjouissance de nous retrouver, recevez très chers amis nos pensées et sentiments les plus chaleureux.

 

Christine et Noëlle.


Lettre du 23 mai 2020

Très chères amies et cher ami bonjour.

 

Je commence ce nouveau courrier en reprenant les mots avec lesquels j'ai terminé le précédant : « Une autre voie s'ouvre à nous et nous sommes cette voie, une autre vie nous appelle, et nous sommes cette vie ».

 

Une autre voie s'ouvre à nous...nous ne connaissons pas encore les répercussions mondiales de la pandémie sur l'organisation de nos sociétés capitalistes, ni la manière dont cela va affecter nos vies mais nous pouvons d'ores et déjà anticiper les changements qui s'annoncent comme une nouvelle vie, cette vie que nous sommes et il nous appartient de résolument faire le choix du changement comme une opportunité à saisir.

 

Qu'en est-il de notre groupe d’ateliers de méditation ?

 

Dans mon dernier courrier je posais la question de leurs reprises. Depuis d'autres éléments permettent de se poser la question de manière un peu réaliste.

 

Les reprendre à mon cabinet comme je l'avais espéré s'avère difficile. Difficile à 8-9 ou 10 de respecter les distances, les règles d'hygiène réglementaires lors des réunions professionnelles qui en sont le cadre. De plus le port du masque, l'interdiction de se toucher « imaginez, même pas la bise de l'arrivée et du départ !» Impensable n'est-ce pas ? Et que dire des gants pour les viennoiseries, pire encore !

 

Pour sortir de ce cadre contraignant, très généreusement Anne proposait de nous retrouver en plein air derrière chez elle... A première vue l'idée est sympathique, on imagine une belle matinée ensoleillée avec un petit vent doux !!! Et puis, Christine nous le rappelle, là encore les règles : cinq mètres entre les uns et les autres..., nous pourrions peut-être échanger un peu en criant ..., mais pour la méditation ?

 

Il semble que nous allons devoir attendre encore, probablement jusqu'en septembre comme le suggérait Jean-Claude, ou attendre la réouverture des restaurants, qu'en dis-tu Julie ?

 

En attendant voici ce que Christine et moi vous suggérons pour rester en lien pendant le mois de juin en espérant que cela nous conduira sereinement jusqu'en septembre.

 

Tous les 3 ou 4 jours Christine et moi-même vous proposeront un texte court, une citation qui nous a touchées en expliquant pourquoi et comment et en vous proposant de dire ce qu'il en est pour vous. Un échange libre, tranquille, une occasion d'exprimer ses pensées, ses croyances, ses émotions, sans crainte d'être jugé, sans peur de se dire.

 

Voici un exemple, cette phrase du discours de Martin Luther King généreusement apporté par Marie :

 

« Je crois que la vérité et l'amour sans condition auront le dernier mot effectivement. La vie même vaincue provisoirement, demeure plus forte que la mort ».

 

En cette période de pandémie, avec la mort qui rôde, j'aime entendre dire que la vie est plus forte que la mort. Cela m'apporte l'espoir que cette pandémie et les souffrances atroces qu'elle impose à des millions de personnes, n'aura pas été en vain, que l'humanité dans son ensemble et particulièrement les personnes de pouvoirs, auront le courage, la sagesse de tirer la leçon de ce drame et reviendront aux valeurs fondamentales dont la recherche du profit, du « toujours plus » nous a éloignés, le vivre ensemble le plus profondément et le plus humainement possible, notre vie d'Homme.

 

C'est à vous…au plaisir de vous lire.

 

Pour renouer avec « l'apprivoisement de notre buffle », laissé en cours de route et que nous reprendrons dès que possible, ce magnifique texte basique de Jean-Yves Leloup : « méditation et thérapie »

« Prenez bien soin de ce morceau d'univers qui vous est confié : Votre Corps »

 

Christine et Noëlle.



Lettre du 11 mai 2020

 Très chères amies et cher ami bonjour.

 

Aujourd'hui est un grand jour dont on se souviendra, en effet tout arrêt est une occasion d'observer et d'apprendre.

 

La levée partielle du confinement, après toutes ces semaines d'inactivité forcée et vécues de manière tellement différentes a bouleversé notre monde.

 

De nombreuses questions se posent. Or il semble qu'à ce jour aucune ne trouve de réponse claire, tant d'avis se superposent, se contredisent, mais le problème est si complexe qu'aucune ne peut le circonscrire et nous devrons continuer à vivre dans l'incertitude probablement très longtemps car la crise peut inaugurer le totalitarisme ou la solidarité, tout en gardant CONFIANCE.

 

Car il s'agit bien de cela, garder confiance dans la vie et dans nos capacités à faire face à trouver les réponses adaptées aussi bien au niveau individuel, qu'à celui de la société. De nombreux écrits l'attestent souvent de manière si extrémiste qu'il est difficile de faire la part des choses.

 

Ce minuscule virus est en train de mettre en évidence tous les dysfonctionnements de l'être humain dans sa relation à la planète qu'il habite, dans les sociétés qu'il a organisé et qui nient (pour la plupart) l'individu dans ses besoins les plus profonds, besoins matériels, physiques, affectifs et spirituels.

 

Boris Cyrulnick, dès le début du confinement avait nommé le risque, de glissement possible vers une dictature. En effet l'insécurité dans laquelle nous vivons recherche un soulagement, même à ce prix, et on peut voir sur Internet nombre de ces hommes avides d'occuper cette place.

 

Tant de choses pleines de générosité, d’intelligence, d'amour de créativité viennent heureusement contredire cette tendance et nous avons raison d'espérer en un changement positif d'autant plus que nous nous sentons déjà engagé dans cette démarche. Et qu'elle est-elle ?

 

Tous les sages du monde l'affirment et c'est très simple : « Il suffit de balayer devant sa porte ». Qu'est-ce à dire ?

 

D'abord me poser la question des changements vers lesquels je souhaite aller dans ma propre vie, pour moi-même, ce que je ne veux plus et ce que je voudrais, ainsi que des moyens extérieurs et intérieurs pour les mettre en place. Simple à dire mais plus difficile à réaliser.

 

Le groupe que nous formions avant ce bouleversement représente un lieu sur lequel nous pouvons nous appuyer pour travailler à ce changement parce que, nous le savons par expérience, même ce que je veux le plus ardemment trouve très souvent, dans sa réalisation, des oppositions d'une sorte ou d'une autre et le dire, dans un lieu de confiance, aide à faire la part des choses en l'éclairant différemment (voir la réflexion de Gaël GIRAUD en bas de page).

 

Le déconfinement, nous l'avons vu, nécessite d'accepter le changement pour rester dans la confiance, aussi je vous propose de changer l'organisation et le fonctionnement de notre groupe. Chacun des participants pourrait proposer, d'une séance sur l'autre, soit un thème de travail qui l'intéresse, le message d'un sage ou maître, une méditation qu'il aime, ou souhaiter parler d'un problème particulier qui le préoccupe ou écouter ensemble une chanson (en ce moment je redécouvre les Beatles :la chanson « Imagine » par exemple, imagine que les gens décident de s’aimer !!! Et aussi « love is everything you need » tellement vrai ou bien revenir à notre chanson : « Savoir aimer » de Florent Pagny, et les vôtres, quelles sont-elles ?... Bref, le champ est vaste et libre d'accès si le cœur vous en dit, sans oublier les repas au restaurant évidemment !

 

Voilà ce qu'il me tenait à cœur de vous dire aujourd'hui, très chères amies et cher ami et j’espère de vos nouvelles à ce sujet et d'autres si vous le désirez. Il me tarde de pouvoir reprendre nos réunions lesquelles, à mon sens, vont dans le sens d'une aide aux changements qui s'annoncent, sans démagogie ni mysticisme, seulement l'apprentissage du vivre ensemble le plus profondément et le plus humainement possible, suffisant pour une vie d'Homme mais aussi piédestal pour une action juste et authentique.

 

Un proverbe Chilien que je découvre : « Les gens te pèsent ? Ne les porte pas sur tes épaules, prends les dans ton cœur. ». Vous ne me pesiez pas, bien au contraire, mais aujourd'hui je vous prends dans mon cœur, et j'emprunte au texte de Jean Bousquet ces mots magnifiques pour vous dire au revoir : une autre Voie s'ouvre à nous, et nous sommes cette Voie, une autre Vie nous appelle, et nous sommes cette Vie.

 

Noëlle, Christine.

 

A lire : « Le manuel de survie 2020 » de Luc Bodin.

 

Réflexion de Gaël GIRAUD, Directeur de Recherche au CNRS :

Les craintes que nous avions se confirment : cette terrible pandémie va bouleverser brutalement notre modèle économique et social. Avec le risque d’ouvrir une longue période d’austérité, comme le souligne Gaël Giraud. Alors, comment les citoyens peuvent-ils faire de cette crise une opportunité pour changer la trajectoire de notre modèle de développement et de consommation ? Comment passer d’une décroissance subie à une décroissance choisie et accompagnée ? À ces questions qui s’imposeront à tous, notre invité nous propose une méthode : revenir à l’essentiel de nos besoins et remettre les relations humaines au cœur des politiques de transformation.


Lettre du 28 avril 2020

Très chères amies et ami bonjour.

 

Merci Marie pour cette méditation très inspirante. Internet nous permet une expérimentation de plus en plus variée de cet "acte" insensé qu'est l'acte de méditer, insensé parce qu'il nous propose de contacter l'inconnu en nous-mêmes et pour cela nous avons besoin d'aide.

Pour ma part je pratique depuis très longtemps une méditation Zen qui consiste à poser l'attention prisonnière du mental sur chaque partie du corps.  Comme vous le savez le mental ne lâche pas prise si facilement mais, "chemin faisant", nous pouvons observer son pouvoir sur tout notre être puisque c'est lui qui, avec notre assentiment secret, crée le monde dans lequel nous vivons. Ce qui est pour moi plein d'espoir, c'est que j'ai, que nous avons tous reçu cet immense cadeau du ciel: le libre arbitre.  A chaque instant nous avons le choix de nos pensées et de nos ressentis, ce qui permet de dire comme le collectif du texte de Christine que, si je peux changer mes pensées, je change le monde.  C'est aussi ce que dit Jean-Jacques Crévecoeur et qui le rend si touchant comme tu le dis jean-Claude, nous avons le choix de la non violence, "ouvrons les yeux" afin de ne pas être dupe d'une violence que l'on sent arriver. " On aura le choix entre vivre mieux et subir une dictature dit Boris Cyrulnick, et si cet homme modéré le dit il y a de bonnes raisons pour se préparer à mettre en pratique notre non violence et envoyer vers cette humanité souffrante tout l'amour qui est en nous.

 

"Ne jamais oublier d'aimer exagérément c'est la seule bonne mesure",dit christiane Singer.

 

Je vous donne RV à 11h ce matin avec la méditation de votre choix et tout l'amour qui remplit mon, notre cœur.

 

Noëlle.


Lettre du 21 avril 2020

Vous connaissez Boris CYRULNICK ? Le psychiatre qui, depuis le début du confinement, intervient presque chaque jour sur les chaines radios, et disait il y a peu: "Si l'on profite de cette catastrophe pour comprendre qu'il y a des choses qui fonctionnaient mal sans que l'on s'en rende compte et que l'on met en place une nouvelle manière de vivre ensemble alors, à ce moment là, on pourra profiter de ce malheur, pour cela il faudra réfléchir".

 

Ce monde d'aujourd'hui est à l'image de notre chaos intérieur. Rassurez-vous il n'y aura pas de fin du monde mais la fin d'un monde, maintenant libre à nous de savoir si nous voulons en faire partie ou pas...Il ne tient qu'à nous de le changer   (Le taux vibratoire de B. DELAHAYE).

 

Lu dans un article de Marion BLIQUE, thérapeute EFT, :

C.G.Jung écrivait ( il y a plusieurs décennies): le futur de l'humanité dépend essentiellement de sa capacité à reconnaître sa part d'ombre. Elle termine en disant Soyez proactifs. Une incroyable opportunité se présente à nous pour effectuer des changements rapides car il va falloir redémarrer, ne ratons pas cette opportunité extraordinaire.

 

J'imagine qu'à ce point vous avez deviné ce que j'ai envie de vous proposer, cela coule de source n'est-ce pas? Essayons, chacun pour soi dans un premier temps, de nous poser cette question: qu'est-ce que j'aimerais changer dans ma vie? Dans ma relation avec les autres ? Dans ma manière d'aimer? Dans mes souffrances? Dans mes peurs? Dans ma manière de consommer ? Dans mon travail? Dans l'organisation de la Société ? et...PARTAGEONS, sachant que, selon la physique quantique " nos pensées détermineront l'avenir de nos enfants puisque nous créons le monde dans lequel nous vivons". 

De Jean Bousquet : Confinement / déconfinement

Tout arrêt est une occasion d’observer et d’apprendre.

Toute crise est matrice de transformation accélérée.

Une autre Voie s’ouvre à nous, et nous sommes cette Voie.

Une autre Vie nous appelle, et nous sommes cette Vie.

 

Nous voici donc confinés, assignés à résidence. Nous ne nous sentons donc pas libres. Depuis quelques semaines seulement ? À mon sens, le confinement officiel et réglementaire que nous subissons bon gré mal gré n’est qu’un bien modeste prolongement d’une réclusion, d’une privation de liberté bien plus profonde et générale, inhérente à la condition humaine.

 

Dès la naissance, et probablement aussi avant elle, la conscience – par nature universelle, fluide, intégrale – se retrouve enchaînée, emmurée dans les limites étroites d’un automate biologique avec ses besoins tyranniques, ses instincts aveugles, ses réflexes conditionnés, ses sensations fragmentaires, ses sécrétions hormonales incessantes générant humeurs et désirs changeants, ses réactions pré-programmées pas toujours appropriées, ses énergies instables, ses émotions, ses facultés intellectuelles qui créent, entretiennent et interprètent en permanence une perception et une expérience duelles des faits de l’existence découpés en plaisir et douleur, gain et perte, réussite et échec, bienveillance et cruauté, bien et mal, tout cela encouragé par l’éducation et la culture ambiante.

 

Paradoxalement, le confinement décrété nous offre le temps et la possibilité d’explorer nos mécanismes d’auto-enfermement, notre addiction viscérale au personnage fantasmatique que nous croyons et voulons être. Nous avons la chance unique, dans une société devenue mondiale en croissance et accélération constantes, de provoquer en nous-mêmes un « arrêt sur image » grandement favorisé par ces circonstances exceptionnelles. Cette période, maudite ou bénie, nous invite avec insistance à pratiquer un retour de la conscience sur elle-même. Observer les enchaînements mentaux-émotionnels, leur manège incessant, peut enfin, si nous aspirons à la vérité sur nous-mêmes, au démasquage de l’ego, devenir une activité à temps plein. Cette observation attentive induit naturellement une neutralisation des influences observées, leur désamorçage progressif, leur dissolution dans une conscience plus vaste et plus ouverte de nous-mêmes et de notre monde de relations. Nous avons la liberté de faire de cette période de confinement obligé une chrysalide au sein de laquelle l’automate biologique se déconstruit, se dissout dans une transformation continue qui rejoint la Vie, qui s’unit à Elle, qui EST la Vie.

Exemple : la peur de contracter la maladie tant médiatisée me saisit. Il y a deux niveaux à la peur. Au premier niveau, la peur m’envahit totalement avec toutes ses conséquences physiologiques et psychologiques bien connues. À ce stade, il n’y a que peur en moi ; elle vibre et agit dans toutes les fibres de mon être. Il n’y a plus qu’une seule chose qui domine et engloutit tout : la peur. Je n’ai donc aucun choix, puisqu’il n’y a rien d’autre. Au second niveau, je deviens conscient de ma peur. Je deviens conscient de sa domination totalitaire, de ses effets dévastateurs sur moi. Une deuxième « réalité » émerge donc ainsi : la conscience elle-même. À ce stade, j’ai donc le choix : la peur ou la conscience. L’une et l’autre sont toutes deux observables en moi-même. Un basculement libérateur devient ainsi possible ; une opportunité à saisir dans ce moment magique. Si je la saisis, si la connaissance de mon enchaînement et mon aspiration à la délivrance sont suffisantes, alors les éventuels résidus chimico-psychiques de la peur sont très rapidement balayés de mon organisme et de mon psychisme, tel des scories pulvérisées par un grand brasier. Ils font place à une paix inenvisageable l’instant d’avant, à un équilibre retrouvé. La soi-disant peur n’était qu’un rêve, une chimère, une influence et non une réalité en soi. Il m’est de nouveau loisible de l’appréhender comme un corps étranger, une « attaque virale » dont je me suis immunisé par un processus naturel de retour à la conscience. Je suis de nouveau libre de reconduire l’émotion à son origine avec bienveillance, d’en rire même, de la remercier d’avoir été le déclencheur d’une conscience accrue des mécanismes humains qui agissent en moi à mon insu. La peur n’existe que parce que j’ai un moment lâché la main de la conscience. Mais grâce à la peur et à ses conséquences douloureuses, je me ressaisis, je me réveille. Chaque découverte, chaque bribe de connaissance de soi arrachée à la cécité et à l’oubli, devient un précieux joyau ajouté au Trésor de Lumière qui gît en chacun(e).

 

Avertissement : il s’agit là d’un exemple et non d’un « exercice ». Je ne peux en aucun cas provoquer la peur ou tout autre émotion (irritation, colère, découragement, mélancolie, etc.) par une posture factice. Cela advient de soi-même, ou non. J’ai seulement le choix, toujours et à nouveau, en situation, de laisser s’éteindre la flamme de la conscience, comme un gardien assoupi, ou de continuer de l’alimenter et de la protéger par mon attention active, même en cas de « grand vent ».

 

Tôt ou tard (tôt, de préférence), nous serons « déconfinés » par les autorités nationales ; nous pourrons de nouveau vaquer à nos occupations utiles ou futiles. Mais l’ultime « déconfinement » – la libération de la conscience par elle-même – ne peut pas être le fruit d’une décision administrative. Cela n’est pas un événement surgissant à un moment donné, en un lieu précis. Ce déconfinement-là est un travail sur soi à la fois rigoureux sans rigidité, persévérant sans effort et profondément joyeux. Cette libération progressive, avec ses hauts et ses bas, ses collines et ses vallons, ses gouffres et ses sommets, est un écoulement, une marche sereine et confiante, une construction patiente dans l’écoute de notre conscience la plus profonde, de ce qui oblitère celle-ci ou accompagne son éclosion.

 

De nombreux regards se tournent, pleins d’espérances, vers ce qu’il est convenu d’appeler « le jour d’après ». Des souhaits de renouveau social, économique et politique s’expriment sur internet. Mais qu’est-ce qui peut bien changer radicalement « après » si nous ne changeons pas nous-mêmes radicalement « aujourd’hui » ? Le plus beau cadeau que nous puissions nous faire à nous-mêmes, à notre entourage et à l’ensemble de la société humaine, est de mettre à profit le confinement géographique temporaire pour approfondir et désactiver nos sempiternels conditionnements – ce confinement multiforme à l’intérieur de nos propres limites et croyances, c’est-à-dire nos automatismes à la fois sociaux et intimes, nos routines intérieures et relationnelles habituellement inconscientes, dont les manifestations sont provisoirement enrayées ou bloquées. Un peu à la manière d’un électricien qui profite d’une coupure de courant programmée pour débrancher, remplacer ou modifier le câblage d’une installation. Puissions-nous accueillir ce ralentissement ou cet arrêt de notre frénésie collective de production-consommation non pas comme une contrariété passagère ou une simple pause bienfaisante, mais comme l’opportunité unique de tisser en nous-mêmes la chrysalide porteuse d’une métamorphose spirituelle profonde et durable.


Lettre du 7 avril 2020

Bien chers amies et ami, bonjour,

Peut-être, comme moi avez-vous la nostalgie de notre rencontre mensuelle, et même si chaque jour de 11H à 11h30, vous êtes dans mes pensées pour notre méditation quotidienne j'ai hâte que nous puissions à nouveau nous retrouver parce que, c'est banal de le dire, et nous en mesurons actuellement la véracité, c'est la présence qui fait la différence. La présence physique lors de nos ateliers et la présence à nous-même et à notre corps dans la méditation.

Aussi, chers amies et ami j'ai eu envie de rassembler et partager avec vous quelques citations qui me tiennent à coeur pour le réchauffer ce pauvre coeur mis ces temps-ci (et je l'espère le moins possible pour vous) à grande épreuve.

Albert Camus a écrit: Au milieu de l'hiver j'ai découvert en moi un invincible été.
Carl Jung : Ce n'est pas en regardant la lumière qu'on devient lumineux, c'est en plongeant dans son obscurité.
Christiane Singer : Sans bruit, dans le miracle d'un seul regard de tendresse et de compassion les chaînes cassent, les serrures et les cadenas s'ouvrent.
Jean-Yves Leloup : On vient de la lumière, on va vers la lumière et l'on fait l'expérience de la chair.
Marie de Hennezel le dit ainsi : Comment nous contaminer les uns les autres de ferveur et de vie.
Jacques Prévert : J'ai reconnu le bonheur au bruit qu'il a fait en partant.


Lettre du 24 mars 2020

En ce temps de confinement, bien chers amies et amis bonjour,

 

Depuis notre dernier atelier comme le monde a changé ! Et même à savoir que les périodes de crises précédent toujours les grands changements et, même à être de nature positive, il y a des moments de doute quant à la nature de ce changement.

 

Se souvenir, lorsque la peur et l'angoisse s'annoncent, que de manière générale, comme le rappelle Isabelle mon professeur de Qi Kong, " le microbe n'est rien, le terrain est tout" et que je ne suis pas totalement impuissante malgré le confinement obligé.

 

Le moment d'enfin "prendre soin de moi" n'est-il pas arrivé? Si je le veux bien et si je le peux. Lors de notre dernier atelier nous avons lu un texte à ce sujet " Pourquoi est-il si difficile de vivre sainement illustré avec l'histoire de la grenouille et du scorpion". Cette histoire se termine assez mal il est vrai mais principalement par ignorance. Si la grenouille et le scorpion s'étaient posés la question de leur part d'ombre, de leur inconscient, ils seraient sans doute encore en vie!

Aussi j'ai pensé que je nous proposerais, pour le prochain atelier, de réfléchir sur cette question:

quelle est ma manière de ne pas savoir, pouvoir, me faire du bien, quelle est l'image de moi-même qui me l'interdit ?

Ce que je crois être, ce que je voudrais être et qui me maintient dans ce qui peut-être une forme de désamour de moi-même et de prendre des notes et d'échanger nos découvertes lorsque le temps sera revenu de pouvoir nous réunir.

 

Impossible de savoir actuellement combien de temps sera nécessaire à ce que le virus perde son pouvoir ni les changements qu'il aura occasionné dans l'organisation de la vie sociale et de notre vie. A ce sujet cette histoire du sage paysan et de son fils est très éclairante :

un sage paysan avait un fils, un cheval, et un voisin. Un jour, le cheval profita de ce qu’on avait laissé la barrière de son enclos ouverte pour s’échapper et disparaître dans la montagne. Apprenant cela, le voisin se rendit chez le paysan et lui dit : « Quel malheur ! » Le paysan dit : « Qu’en sais-tu ? » Et en effet, le lendemain, le fils partit à la recherche du cheval. Il le trouva en compagnie d’une magnifique jument sauvage qu’il n’eut aucune peine à capturer. Les voyant arriver, le voisin félicita le paysan : « Quel bonheur ! » Le paysan répondit : « Qu’en sais-tu ? » Et en effet, le lendemain, alors qu’il tentait de dresser la jument sauvage, le fils reçut une mauvaise ruade qui lui brisa les deux jambes. Entendant ses hurlements de douleur, le voisin accourut et avant de porter un quelconque secours au fils allongé sur le sol, il dit au paysan : « Quel malheur ! » Celui-ci répondit : « Qu’en sais-tu ? » Et en effet, le lendemain, les émissaires de l’empereur sillonnèrent la province pour recruter les jeunes gens et les

envoyer à la guerre. Le fils, momentanément invalide, échappa à la conscription.

Alors le voisin dit au paysan : « Quel bonheur ! » Le paysan dit simplement : « Qu’en sais-tu ? » Et en effet, le lendemain…

 

Cet arrêt soudain dans nos vies sociales que savons nous de l'influence d'un tel

événement sur l'évolution de la société, de l'humanité ? Pas plus ne savons nous

l'importance de l'influence d'un temps de méditation, ni celui d'un sourire ou celui d'un élan d'amour ?

 

Nous ne pouvons le calculer mais nous en ressentons tous les bienfaits à tous les

niveaux de notre être, et, dans cet objectif, je vous propose de nous donner un RV pour prendre soin de nous en méditant. Entre 11h et 11h30, chaque jour je serai dans cet attention envers moi-même et envers le groupe comme cela sera possible pour chacun. Pour nous éclairer, ci-dessous, un extrait du livre : "Méditation" d'Arnaud Desjardins, qui, très simplement, décrit la pratique réelle d'un contact avec le corps et le sentiment qu'il éveille.

Prenez soin de vous et par là même, des autres.


Lettre du 12 mars 2020

Chers amies et ami,


Je vous propose de reprendre les mots qui me paraissent essentiels de ce texte d'Arnaud Desjardins, qui à la relecture m'a semblé un peu touffu, pour essayer de pratiquer la méditation de base, dite de « pleine conscience ».

Un homme s'assied pour un quart d'heure, une demi ou plusieurs heures, selon ses possibilités.
L'énergie en vous s'exprime sous trois formes : physique, émotionnelle et
mentale.

Vous avez un petit pouvoir sur le corps, vous pouvez vous demander de vous mettre debout, de vous rasseoir, et vous pouvez vous demander de rester immobile physiquement.
Vous avez également un petit pouvoir sur vos pensées, vous pouvez vous demander, au moins quelques minutes : « je vais penser à tel thème particulier ».
Mais vous n'avez aucun pouvoir direct sur l'émotion. Aucun être malheureux ne peux donner l'ordre à son émotion : « maintenant pendant trois minutes tu es très heureux ! »

Un principe efficace, à propos duquel les erreurs grossières qui nous menacent toujours dans nos tentatives peuvent être évitées, consiste à réunir intérieurement les deux niveaux de fonctionnement sur lesquels vous avez un petit pouvoir, le corps d'une part et la pensée de l'autre .
Et le plus souvent, au bout d'un moment, l'émotion finit par participer
à notre réunification.
Et les trois centres sont mis momentanément sous le même joug...
La pensée, au lieu de se faire happer par n'importe quel objet s'unit à votre
corps physique.
Vous pouvez aussi de la même manière unir cette pensée à la conscience
de la respiration.

Au bout de peu de temps un sentiment particulier apparaît, un sentiment d’être, ni beau ni laid, ni riche ni pauvre...juste d’être.